lun

13

jui

2009

De Kigali à Goma

FInalement nos bagages ont pris la voiture et nous avons chevauché des taxis motos pour prendre le bus pour Goma.

Merveille de paysages verts, de vallées profondes et mystérieuses, de rivières, de plateaux. Variété inouie de végétation, de plantations. Terres rouges ou brunes, partout des fleurs à profusion, et partout des gens à l'ouvrage. Femmes et hommes engagés ensemble dans les travaux de réfection des routes, dans les plantations de bananiers qui s'étendent à perte de vue. Nous circulons sur une crête, entre les nids de poule, et à chaque virage notre bus frôle une vieille lourdement chargée ou un cycliste épuisé. A notre droite les voilà, les majestueux volcans. La température est tombée, les gens sont emmitouflés, la végétation a changé, les verts légers ont pris de la gravité, les rouges de la densité.

Et finalement au pied du Niyragongo le voici, le lac Kivu. Puis Gisenyi, poste frontière entre le Rwanda et le Congo.

Jean-Pierre et Ali demeurent là. Il nous confie à son assistant pour nous faire traverser la frontière. Goma nous voici..

Mais quel contraste! Après l'opulence de la journée, c'est la poussière noirâtre de la pierre volcanique qui nous saisit et nous enveloppe. Nous sommes un peu oppressés. à la fois par les formalités et par l'épaisseur de l'air qui se donne à respirer comme un jour de brouillard.

Mais le couvent des Soeurs Bernardines nous offre un hâvre de paix pour la nuit. Il est 18h, il fait nuit, l'électricité est coupée et nous commençons notre séjour par un souper aux chandelles servi par Soeur Anastasia dont le sourire nous a réconforté.

Et au lever du soleil, à 6h00, le chant des oiseaux nous convie à une ballade dans le jardin du monastère. Les fleurs rouges, mauves, jaunes, blanches se découpent sur le sol noir de lave. Et du lointain nous parvient la rumeur de la ville. Nous avons un peu de peine à imaginer que nous sommes arrivés chez nous...

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