dim
15
aoû
2010
Liberté, égalité, fraternité ?
Le peur de l'autre, des étrangers, de celle, celui, qui dérange, qui ne rentre pas dans nos boîtes, qui menace notre confort et nous renvoie tous nos travers, en Suisse, en France, au Congo, partout la même méfiance, les mêmes préjugés. les mêmes clichés.
Mais je suis fière, dans chacune de mes terres patries mères de connaître des femmes, des hommes, qui luttent pour la reconnaissance, le naître ensemble à l'autre et à soi, et la dignité.
Et je salue toutes les Français.es, les Suisses.ses et les Congolais.es et tou.te.s mes autres ami.es du coeur et de la Toile, qui tous les jours accueillent l'autre, quelle que soit la couleur de sa peau, son appartenance éthnique, politique ou sociale, son âge,
Je ne crois pas à l'amour universel. Aimer tout le monde c'est n'aimer personne.
Mais je crois que je dois à la vie qui m'a été donnée le respect de la dignité de chaque personne. Le respect premier de nos différences est la première de nos ressemblances et une porte entrouverte pour de possibles rapprochements. Se priver de cette fraternité ontologique, de cette égalité fondamentale, c'est se priver d'une liberté essentielle.
Véronique Isenmann
